Les Ruchers du Bon Berger

Famille Maistre

"L'abeille est petite parmi les êtres ailés, mais ce qu'elle produit est d'une douceur exquise" Si 11,3.

Après une saison estivale 2020 bien mouvementée il est temps pour nous de préparer l’automne puis cette saison tant redoutée que bénie pour les apiculteurs, l’hiver. C’est comme les enfants pendant les vacances pour les grands parents, chic-ouf !

Cette année est bien sur particulière, bouleversée par le contexte sanitaire. Heureusement pas de restrictions quant au travail de miellerie et sur les ruches ce qui nous a permis d’entamer la saison de façon plus sereine et de profiter de bouffées de liberté.

La logistique à la maison en revanche s’est subitement alourdie avec 5 enfants à occuper, faire l’école… etc ! Et si nous nous répétions chaque jour que nous étions privilégiés avec la campagne pour cadre … il n’en reste que l’exercice a bien fatigué les troupes !

Les colonies quant à elles ont été moins perturbée et n’ont pas eu d’impact confinement contrairement à ce que l’on entend. Au niveau de la santé des colonies, après un début d’hivernage difficile avec de nombreuses pertes de ruches dues à un parasite, le varroa, nous avons finalement réussi à sortir le plus gros des troupes, avec un peu moins de 300 ruches. Mais les colonies sont affaiblies et nous remercions le ciel qui, après un hiver très doux, offre des conditions printanières idéales pour le redémarrage de nos colonies.

Pendant l’hiver avec plusieurs collègues nous avons étudié nos plus belles colonies « noires » cette race locale que nous affectionnons, afin d’essayer de les multiplier. Cela n’est pas simple car la fécondation se faisant dans les airs à plusieurs kilomètres des ruches, il est compliqué de contrôler les accouplements ! L’année dernière nous avions néanmoins réussi à avoir de bons résultats et nous réitérons une nouvelle fois l’expérience, ce qui nous permet de sauvegarder cette espèce en voie de disparition.

Pour ce qui est du miel, comme les années précédentes, une gelée tardive vient tuer dans l’œuf les bourgeons à peine formés. Nous y avons cru jusqu’au bout mais il faut bientôt se rendre à l’évidence la miellée d’acacia ne sera pas pour cette année. Nous finissons une nouvelle fois le printemps avec très peu de miel. Malgré tout, les ruches se portent bien avec peu de soucis de provisions, nous n’avons pas eu besoin de nourrir comme cela avait été le cas l’année dernière.

Heureusement nous avons un plan de secours avec la miellée de bourdaine qui se déroule à peu près en même temps mais il faut pour cela transhumer les ruches à deux heures de route, en Corrèze. Nous y partageons un rucher avec un collègue ce qui sera l’occasion de beaux échanges et de découvrir de nouvelles façons de travailler. Petit à petit notre organisation se met en place et cela permet de prendre de plus en plus de plaisir dans le travail et de gérer les coups de bourre de façon plus acceptable pour la vie familiale. Nous arrivons ainsi à partager en couple un peu plus les conduites d’écoles et d’activité ainsi que le travail à la miellerie. Cela nous permettra aussi d’être plus régulier sur la production du nougat, pains d’épices et crème de miel.

La miellée commence réellement avec la montée des ruches en montagne qui, malgré les conditions particulières du mois de juin (coups de froids sur la première moitié du mois) sera très jolie. En 15 jours la saison est sauvée avec du miel de bourdaine et de montagne, mais nous avons été inquiets jusqu’au bout ! Nous avons même la belle surprise de voir s’installer une miellée de sapin, cerise sur le gâteau qui nous permet d’élargir notre gamme pour cette année ! Nous sommes alors un peu dépassés, notamment à cause d’une belle miellée en Corrèze qui nous complique la tâche : arrivé en miellerie le miel est figé à l’intérieur des alvéoles, avant d’avoir pu l’extraire. La faute en revient au au millesitose un sucre sécrété par le puceron noir qui collabore avec les abeilles pour former le miellat qu’elles ont visiblement récolté en grande quantité, et qui entraine la cristallisation éclair du miel! Mais la providence nous envoi deux amis, Bruno et William qui viennent nous prêter main forte et nous arrivons finalement à faire sortir tant bien que mal le miel des hausses et à terminer la saison dans les temps !

C’est la réalité des travaux agricoles qui demandent beaucoup de travail… d’abandon… et d’adaptation. Ce travail est parfois récompensé 😉

Le miel récolté et les ruches redescendues de montagne, nous partons une semaine en vacances avec les enfants et savourons ces moments en famille après 6 mois épiques. Une nouvelle saison s’achève pour nous et il est temps de préparer les ruches pour passer l’hiver, contrôler leur santé, leurs provisions. Nous réalisons de plus en plus de travail en bio ce qui implique une vigilance accrue notamment sur le traitement des ruches contre le varroa. Il est temps aussi de ranger la miellerie qui porte les stigmates d’une saison bien mouvementée ! Et puis préparer les marchés, et enfin quand il n’y aura vraiment plus rien à faire, la compta !

 

Nous vous attendons avec plaisir à la miellerie, sur les marchés, foires… etc pour venir découvrir la vie des abeilles, le travail d’apiculteur et nos produits.

Nous avons fait le choix de diminuer nos marchés pour être ouverts plus souvent à la miellerie, vous pouvez nous retrouver :

  • Tous les vendredis hors vacances scolaires de 9h à 12h et 14h à 18h.
  • Chaque 3ème samedi du mois 9h à 12h et 14h à 18h.
  • Le 1er dimanche de chaque mois place de Jaude
  • Le 1er et 3ème vendredi du mois de 17h à 20h au marché de st Maurice es allier